
Janvier approche avec ce parfum de continuité qui rassure : celui du retour à l’EPSM de Haute-Savoie, où Caravelle animera à nouveau des ateliers pour des enfants de 9 ans. Ici, tout commence par un geste simple : réapprendre à nommer ce qui traverse. La parole, l’émotion, le lien — trois petites braises qu’on rallume ensemble.
Depuis la première intervention, une relation rare s’est tissée avec l’établissement : une confiance tranquille, patiente, portée notamment par Fanny Valentin, qui voit dans ce travail une voie pour ouvrir des espaces d’expression là où les mots se cachent souvent derrière des silences trop lourds.
L’enjeu n’est pas d’enseigner à jouer, mais d’enseigner à se dire.
De faire sentir à ces enfants que l’émotion n’est pas une menace, mais un matériau.
Que la parole n’est pas un combat, mais une traversée.
Séance après séance, on observe les épaules qui se relâchent, les respirations qui se posent, les regards qui osent un peu plus. Et dans ces micro-instants fragiles, quelque chose se répare — doucement, mais sûrement.
C’est une jolie histoire, oui. Une histoire qui dure parce qu’elle fait du bien à tout le monde : aux enfants, à l’équipe éducative, et à Caravelle, qui retrouve là une part essentielle de sa mission — créer du lien par le sensible, offrir un espace où chacun peut redevenir auteur de son propre récit.

