Paradis Perdu (répertoire)

Pièce du répertoire – La Compagnie Caravelle
Texte et conception de Antoine Guillot

Paradis Perdu n’est pas une chute. C’est une traversée. Une traversée du feu, du doute, du sacré, du politique. Une traversée de ce qui brûle encore quand tout semble consumé. Ici, le paradis n’est pas un lieu à retrouver : c’est une fiction fondatrice, un mirage nécessaire, une question ouverte que le théâtre se charge de remettre en jeu.

Paradis Perdu (2026)

Paradis perdu (2020)

Paradis Perdu (2015-2019)

Paradis Perdu (2013)

Tout sur Paradis Perdu

Une écriture du vertige

Le texte de Paradis Perdu s’écrit à même le plateau. Il naît du frottement entre la pensée, le corps et le monde. Il mêle récits, visions, adresses, fragments, silences. Une langue stratifiée, parfois incantatoire, parfois frontale, qui avance par effondrements successifs. On y parle d’origine et de fin. De chute et de recommencement. De ce que l’humanité sacrifie pour continuer à croire. Ce n’est pas une adaptation. C’est une réactivation.

Un théâtre rituel

Sur scène, Paradis Perdu convoque le sacré — non comme croyance, mais comme expérience. Le feu, le corps, l’animal, la foule, la solitude : tout participe d’un rituel contemporain où le théâtre redevient un lieu de rassemblement et de trouble. Le plateau est un espace d’épreuve. Le corps de l’interprète devient terrain de tension entre l’humain, le politique et le mythologique. On y cherche moins à représenter qu’à traverser. Moins à expliquer qu’à faire sentir.

Une fable pour maintenant

Paradis Perdu parle de notre époque sans la nommer frontalement. Il interroge la perte de repères, l’épuisement des récits collectifs, la violence diffuse, la tentation du renoncement. Mais il le fait sans cynisme. Car au cœur de la pièce subsiste une question obstinée : Que faisons-nous de ce qui brûle encore ? Le spectacle ne propose pas de solution. Il ouvre un espace de friction, où le spectateur est invité à déposer ses certitudes et à éprouver, physiquement, ce qui se joue.

Une œuvre centrale du répertoire

Dans le répertoire de La Compagnie CaravelleParadis Perdu est une pièce-constellation. Elle dialogue avec d’autres créations autour des notions de sacré, de corps politique, de responsabilité individuelle et de mémoire collective. Elle s’inscrit dans une recherche au long cours, évolutive, assumant ses métamorphoses. Chaque version est une tentative. Chaque reprise, un nouveau risque. Paradis Perdu ne cherche pas à reconstruire un monde d’avant. Il regarde droit dans la perte. Et fait du théâtre un lieu où, malgré tout, quelque chose peut encore advenir.