Il vit (répertoire)

Pièce du répertoire – La Compagnie Caravelle
Texte et conception de Antoine Guillot

Il vit est une affirmation. Simple. Obsessive. Irréductible.
Un battement dans le noir. Une phrase qui résiste à tout : à la disparition, à la chute, au silence. Ici, le théâtre ne raconte pas une histoire, il vérifie une hypothèse essentielle : tant que ça respire, quelque chose insiste.

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Synopsis

« Il vit » est le monologue d’un jeune homme malade qui va mourir sous peu. Il le sait et il n’est pas question pour lui de rester sur le regret de tout ce qu’il n’a pas fait. Il décide de mettre en scène ses derniers moments. Il ne veut pas disparaître sans laisser de traces. Un dernier pied de nez au monde qui l’a abandonné et un dernier message à l’amour qu’il ne veut pas laisser.

Une écriture de la persistance

Le texte d’Il vit se construit par strates, retours, variations. Il ne progresse pas en ligne droite mais en spirale, comme une conscience qui se débat avec le réel. La langue est à la fois précise et poreuse, charnelle et métaphysique. Elle nomme l’épuisement, la peur, le désir, l’élan — sans jamais céder au pathos.
Ce n’est pas un récit de survie.
C’est une expérience de présence.

Le corps comme preuve

Sur scène, le corps n’illustre pas le texte : il le démontre. Il est l’argument principal. Souffle, fatigue, tremblements, silences deviennent des matériaux dramaturgiques à part entière. Chaque geste est une négociation avec le temps. Chaque immobilité, une prise de position.
Le plateau, souvent nu ou presque, agit comme un champ d’observation. Rien n’est caché. Le vivant est exposé dans sa fragilité comme dans sa puissance. Le théâtre devient un lieu de vérification : est-ce que ça tient encore ? Oui. Ça tient.

Un théâtre du seuil

Il vit se situe à un endroit instable : entre l’intime et le politique, entre l’expérience individuelle et ce qu’elle dit du monde. Ce qui est en jeu n’est pas seulement un corps sur scène, mais notre rapport collectif à la disparition, à la mémoire, à la transmission.
La pièce ne cherche pas à convaincre. Elle cherche à faire sentir. À créer un espace où le spectateur n’est pas témoin, mais co-présent. Là où regarder devient une forme d’engagement.

Une œuvre fondamentale du répertoire

Dans le répertoire de La Compagnie CaravelleIl vit est une pièce-matrice. Elle irrigue les autres créations par ses questions centrales : qu’est-ce qu’exister aujourd’hui ? Qu’est-ce qui mérite d’être tenu, malgré tout ? Comment faire du théâtre quand le monde vacille ?
Reprise, adaptée, traduite, déplacée, Il vit est une œuvre vivante — au sens plein. Elle se transforme selon les corps, les langues, les territoires, sans jamais perdre son noyau dur : cette phrase simple, presque enfantine, mais infiniment politique.
Il vit. Et tant que cette phrase peut être dite sur un plateau, le théâtre reste nécessaire.

@58 kg