Paradis Perdu

Sauvage de monde (V7 – 2026)

– Création été 2026 –

Un seul en scène — texte en cours d’écriture & écriture de plateau
Création originelle : 2008 (Annecy) — 7e version

Un spectacle écrit et mis en scène par Antoine Guillot
Avec Jérémie Buatier

Production et diffusion : La Compagnie Caravelle

Avec le soutien de Bonlieu Scène nationale d’Annecy (74), des Ateliers Sauvages d’Alger – Wassyla Tamzali (Algérie), de l’Institut Français d’Alger (Algérie), du Pôle Centre culturel du pays d’Alby sur Chéran (74), PJJ Savoie et Haute-Savoie, Malraux Scène nationale de Savoie (73), La Fabrique de La Base – Tiers lieu de l’espace Malraux à Chambéry (73), la Région et la DRAC Auvergne Rhône-Alpes et le Département de la Savoie.

La Compagnie Caravelle est soutenue par son cercle des mécènes, par la ville d’Aix-les-Bains, le département de la Savoie, la Région et la DRAC Auvergne Rhône-Alpes.

Résumé

Paradis est comédien. Il cherche à comprendre ce monde insensé : l’injustice, la violence, les choix impossibles, l’amour impossible, la difficulté de se faire entendre et d’entendre les autres. Devant nous, ce sont ses passions et celles du monde qui se déchirent. Nous regardons — impuissants — le combat sans fin de Paradis. Ce spectacle signera-t-il sa perdition, ou sa rédemption ?

Note d’intention

Paradis Perdu s’inscrit dans un triptyque de Théâtre Incontrôlé aux côtés de Il vit et Guillotine. Trois seuls en scène, trois traversées, une même recherche : retrouver, aujourd’hui, la puissance primitive du théâtre.
À l’origine, on se rassemblait autour d’un feu pour se raconter des histoires, se mettre d’accord, faire communauté. Il y avait du sacré, de la peur, de la fête, parfois du sacrifice. Aujourd’hui, on n’allume plus ce feu au centre de la cité et on ne tue plus de mouton. Mais au théâtre, quelque chose subsiste : le feu et le mouton, c’est l’acteur. Il est celui autour duquel on se rassemble, et celui qui accepte de se mettre en danger pour que du commun advienne.
Paradis est comédien. Il cherche sa place dans un monde qui déborde : injustice, violence, choix impossibles, amour impossible, difficulté de se faire entendre et d’entendre les autres. Sur scène, il traverse des voix, des histoires, des collisions, des éclats de rire et de douleur. Il tente de fabriquer un pont entre lui et nous, entre le dehors et le dedans.
Sauvage de monde est la 7e version de Paradis Perdu, spectacle né en 2008 et réécrit comme on survit : par métamorphoses. Ici, le texte reste vivant et l’écriture de plateau occupe une place centrale : rien n’est là pour faire joli. Tout répond à une nécessité.
Le plateau est volontairement simple, presque “tréteau” : plastiques, malles, tissus, objets épars. Une matière pauvre, concrète, qui devient mer, décharge, continent, linceul. La musique traverse la pièce comme une pulsation, un contrepoint, un souvenir ou une lame.
Alors la question reste ouverte :
ce spectacle signera-t-il la perdition de Paradis… ou sa rédemption ?