Il vit

Il vit

– Performance, seul en scène –

De et avec Antoine Guillot
Dramaturgie de Dominique Oriol

Propos

Synopsis

« Il vit » est le monologue d’un jeune homme malade de vingt-deux ans qui va mourir sous peu. Il le sait et il n’est pas question pour lui de rester sur le regret de tout ce qu’il n’a pas fait. Il décide de mettre en scène ses derniers moments. Il ne veut pas disparaître sans laisser de traces. Un dernier pied de nez au monde qui l’a abandonné et un dernier message à l’amour qu’il ne veut pas laisser.

Les origines

Inspirée d’une histoire vraie, la version du texte portée sur scène n’en est pas moins une fiction. L’auteur de ce texte en est aussi l’interprète. Il est nécessaire d’avoir une distanciation, tant pour l’auteur que pour le comédien. Pour l’auteur d’abord, distance entre la réalité et l’histoire écrite, puis distance entre son texte, qui ne lui appartient plus, et ce qui en est fait sur scène. Pour l’interprète ensuite, distance entre le texte qui doit ne plus être le sien et cette histoire qui, là encore, ne doit plus être la sienne mais devenir celle qu’il écrit sur le plateau.

Note d’intention : Le monde en question

La génération qui prend la parole ici est incarnée par ceux qui arrivent au monde après la chute du mur de Berlin, l’effondrement de l’URSS ou la révolution technologique.
Une génération qui est née les pieds dans la cendre des premières vagues meurtrières du « cancer des pd » et qui n’a les moyens de n’être ni désabusée, ni cynique. Elle a grandi en écoutant la musique des crises écologiques et économiques, des dettes étatiques.
Une génération à qui il ne reste plus d’utopies ; qui n’a plus ses grands-parents pour parler des horreurs qu’il ne faut pas oublier.
Cette génération à qui le monde appartient mais qui ne sait pas quoi en faire.
Partir, via le théâtre, à la recherche du mythe contemporain. Se soucier de ce qu’on laissera à cette humanité une fois le corps devenu poussière. S’engouffrer alors dans des valeurs temporelles et corporelles pour jouir d’une révolte, d’une amertume, parce que la solitude est immense.
Voilà ce qui est crié ici, par un individu conscient et minutieusement organisé pour vivre sa vie en considérant l’issue finale de la mort.