Au creux de la brèche s’est joué au Théâtre Kantor du lycée Charles Baudelaire à Annecy, dans un temps organisé par les égaux délégué·es. C’était super. Une représentation suivie d’un bord plateau et d’un atelier de pratique qui ont suscité un très fort intérêt de la part des élèves.
Ils étaient là, vraiment là. Attentif·ves, concerné·es, engagé·es. Et très vite, d’autres préoccupations ont émergé, liées au sujet, puissantes, vives, impossibles à balayer d’un revers de main. C’est aussi à cela que sert le théâtre : ouvrir un espace assez juste pour que quelque chose se dise, pour que d’autres paroles apparaissent, pour que le groupe devienne un lieu possible de pensée, d’écoute et de déplacement.
À Baudelaire, cela a eu lieu. Entre midi et deux, dans un théâtre de lycée, un vrai moment s’est créé. Dense. Nécessaire. Habité. Une de ces formes courtes qui laissent pourtant une trace longue.




