En juin dernier, Antoine Guillot, directeur de La Compagnie Caravelle, a pris la parole à l’Università del Salento, à Lecce, invité par Joëlle Bordet et le réseau international Jeunes, inégalités sociales et périphéries, ce collectif de chercheurs, d’artistes, de psychologues et d’éducateurs qui, depuis vingt ans, œuvre à la promotion de la démocratie depuis les quartiers populaires et les territoires en marge.
Son intervention, Fare teatro dalle periferie, posait une question simple et entêtante : comment faire théâtre depuis les périphéries et avec elles, sans repli ni soumission au centre ?
La Compagnie y a défendu le Théâtre Incontrôlé comme une réponse possible, un universalisme qui ne rayonne pas d’un centre mais résonne entre des bords qui se reconnaissent. Pour le dire, trois fragments du répertoire de Caravelle ont été préférés au discours : Claudel & Rodin, Guillotine et Il vit. Lire plutôt que démontrer ; laisser le corps et la voix faire la preuve. Ce séminaire fut itinérant et choral. Les participants ont traversé les périphéries de Lecce et écouté les voix qui les habitent, aux côtés des associations Nasca il Teatro et 167 B Street, des institutions, dont l’assesseur régional Cristian Casili et des chercheuses et chercheurs du département de Sciences sociales. De ces rencontres sont nées l’envie d’une collaboration et l’évidence d’une force : celle des contaminations. Caravelle adresse ses remerciements à celles et ceux qui ont rendu cette journée possible : Disus UniSalento, Joëlle Bordet, Serge Nail, Tiziana Marinaci, Anna Paola Paiano, Sara Colonna et Roberta Baldi.




