Du 7 au 11 avril, Paradis Perdu a retrouvé le chemin du plateau à Aix-les-Bains, à l’occasion d’une résidence de travail menée à huis clos.
Porté par l’écriture et la mise en scène d’Antoine Guillot, le projet accueille aujourd’hui Jérémie Buatier, qui s’approprie le rôle et en propose une nouvelle interprétation.
Cette étape marque un tournant dans le processus de création : il s’agit de la huitième version du spectacle, et du troisième comédien à s’emparer de cette matière, après Antoine Guillot et Antoine Formica. Le travail s’est recentré sur l’essentiel : affiner le texte, en éprouver les exigences, et accompagner Jérémie Buatier dans une appropriation personnelle de cette parole.
L’enjeu est également de faire émerger ce qui constituera, concrètement, la forme scénique de cette nouvelle version. L’œuvre requiert une grande virtuosité de jeu — une traversée à la fois physique, sensible et exigeante. C’est précisément dans cet espace que s’inscrit le travail : là où l’acteur doit tenir, inventer et transformer.
Cette résidence est aussi celle d’un dialogue en construction entre metteur en scène et interprète. Chercher ensemble, confronter les points de vue, traverser les incertitudes, ajuster. Des tensions peuvent surgir, mais elles nourrissent le processus et participent à sa fécondité.
Peu à peu, le spectacle avance, se précise, prend forme. La suite de cette aventure s’écrira dans les mois à venir.


