Paradis Perdu (2020)

Paradis Perdu (2020)

Une création originale de et avec Antoine Guillot
Dramaturgie : Dominique Oriol
Directrice de production : Kristina D’Agostin
Création de cette nouvelle version de « Paradis Perdu » à l’Auditorium de Seynod – Annecy les 20 et 21 mars 2020. Pensez à réserver, places limitées
Après le spectacle, on joue les prolongations avec l’équipe artistique qui vous propose un temps d’échange. Durée 30 à 40 minutes.

Synopsis

C’est l’histoire d’un comédien qui décide de raconter des histoires pour redonner vie à des personnages plongés dans le chaos du monde. Cette traversée de multiples identités dessinera petit à petit un instantané de la société dans laquelle spectateurs et lui, vivent.

Note d’intention

Cette version de Paradis perdu N°6 – 2020 est la poursuite d’une recherche de douze ans maintenant. Projet d’expérimentation qui explore depuis ses débuts, les limites de la liberté du comédien sur scène et son ancrage dans le monde dans lequel nous sommes plongés. La nature du spectacle est donc évolutive, tout comme le monde et le créateur du spectacle qui, tous deux, bougent.
Le postulat initial est de raconter des histoires pour créer des identités. Toute identité est narrative, il n’y a pas d’identité sans les histoires qui la raconte. Ainsi, l’artiste créateur a le pouvoir de sortir du néant, d’extraire du chaos, des humanités qui servent alors à la complexification de notre regard sur le monde. Regarder, écouter des histoires pour distancier l’émotion et la comprendre, pour dire et entendre ce que nous ne savons pas encore comment dire, décaler le regard de celui qui regarde, enrichir les humanités qui se partagent dès lors.
Le comédien est seul, il traverse, tel un troubadour et sa valise, dans le fracas d’une performance sensorielle, émotionnelle et physique, une fable du monde plus ou moins improvisée au moment de la représentation. Lui sont donnés plusieurs matériaux de base sur lesquels baser l’élaboration des douze tableaux à porter pour la représentation. Situations et personnages précis, concepts idéologiques, textes écrits et interprétés avec plus ou moins de liberté sur la langue, etc…
Le monde bouge, nous nous vieillissons. Cette version de Paradis perdu se nourrit à la fois des regards et ponts créés lors de collaborations diverses à travers le monde mais également de différents travaux d’écritures d’autres projets. En sort une subjectivité affirmée qui a pour dessein de dépeindre une humanité qui assume que nous soyons tous sœurs et frères de conditions sociales, morales, historiques et donc, d’avenir.