Guillotine

Guillotine

Stéphane Ignaczak - signs photography

Texte, jeu et mise en scène : Antoine Guillot
Direction d’acteur : Sinda Guessab
Dramaturgie : Dominique Oriol
Création lumière et scénographique : Aurore Leduc
Création musique : Anis Benhallak
Administration : Kristina D’Agostin
Captation vidéo et teaser : Les Ateliers du cinéma de Beaune – Matthew Lemaitre
Production en cours de montage
La Compagnie Caravelle
Avec l’Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry et de la Savoie, Bonlieu Scène nationale d’Annecy, des Ateliers Sauvages d’Alger – Wassyla Tamzali, La charge du rhinocéros de Bruxelles.
La Compagnie Caravelle est soutenue par la ville d’Aix-les-Bains, le département de la Savoie et son cercle des mécènes.

Synopsis

Un homme laissé pour mort sur le trottoir se réveille pris au piège dans son corps, meurtri. Il témoigne de la reconquête de son être contraint, attenté, abîmé. Face à cette agression gratuite il déclare la guerre au monde indifférent. Son corps se fait alors martyr, exemplaire, combatif. Entrant dans l’arène, sur un requiem sonore, dans une transe corporelle, tel un animal entre la vie et la mort, il mène son combat final.

Note d’intention

Il est question ici d’ausculter ce que l’état atrophié d’un corps déséquilibre dans la construction d’une identité. Comment notre corps, son état et la façon dont il traverse le monde dans lequel nous vivons, façonne ce que l’on est, qui l’ont est ?
Crier au monde un furieux désir de vie. La sensation d’être mort une première fois. De vivre une injustice. D’être abandonné par son corps mutilé par les coups, contraint par la paralysie. C’est après une violente
agression que s’est imposé à moi le besoin de porter ces sensations sur scène. Non pas pour parler de la réalité de mon histoire, évidemment déjà fantasmée par l’exercice d’écriture, mais bien pour plonger dans cette intimité profonde qui se doit de dépasser largement le « je ».

En partant du principe que toute identité est narrative, qu’il n’y a pas d’identité sans les histoires qui la racontent, que cette identité est composée de tous les regards portés sur le corps qui lui donne forme, tous les mots, toutes les pensées concernant ce corps, la démarche consiste à raconter.
Raconter pour trouver, donc, qui est ce corps abîmé.
Une fois que la violence est là, on peut se trouver dans une chaîne infernale dont il est difficile de s’extraire. Ce parcours épique de quête de justice est analogue à bien d’autres. Cette histoire intime s’ouvre et se lie à l’Histoire du monde. Pour cette performance sur scène, ce sont donc les mots d’un homme porte-parole de ces corps martyrisés qui
sont incarnés.