Il vit (Asie)

Il vit (Asie)

– Performance, seul en scène –

En mandarin
Coproduction franco-taïwanaise
Saison 20/21

Avec Chih Wei Tseng
Texte et mise en scène de Antoine Guillot
Dramaturgie de Dominique Oriol
Directrice de production : Kristina D’Agostin
Administratrice (Taïwan) : Wanyi Liu
Production : La Compagnie Caravelle (France)

Propos

Synopsis

« Il vit » est le monologue d’un jeune homme malade de vingt-deux ans qui va mourir sous peu. Il le sait et il n’est pas question pour lui de rester sur le regret de tout ce qu’il n’a pas fait. Il décide de mettre en scène ses derniers moments. Il ne veut pas disparaître sans laisser de traces. Un dernier pied de nez au monde qui l’a abandonné et un dernier message à l’amour qu’il ne veut pas laisser.

Note d’intention : Le monde en question

La génération qui prend la parole ici est incarnée par ceux qui arrivent au monde après la chute du mur de Berlin, l’effondrement de l’URSS ou la révolution technologique.
Une génération qui est née les pieds dans la cendre des premières vagues meurtrières du « cancer des pd » et qui n’a les moyens de n’être ni désabusée, ni cynique. Elle a grandi en écoutant la musique des crises écologiques et économiques, des dettes étatiques.
Une génération à qui il ne reste plus d’utopies ; qui n’a plus ses grands-parents pour parler des horreurs qu’il ne faut pas oublier.
Cette génération à qui le monde appartient mais qui ne sait pas quoi en faire.
Partir, via le théâtre, à la recherche du mythe contemporain. Se soucier de ce qu’on laissera à cette humanité une fois le corps devenu poussière. S’engouffrer alors dans des valeurs temporelles et corporelles pour jouir d’une révolte, d’une amertume, parce que la solitude est immense.
Voilà ce qui est crié ici, par un individu conscient et minutieusement organisé pour vivre sa vie en considérant l’issue finale de la mort.